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11.07.2011

Je suis un auteur dépassé, fini, paillassonné, en poussière

revue brèvesNouvel abonné de l'extraordinaire revue Brèves, j'ai reçu vendredi le numéro 96. Une page se tourne; ça avait de la gueule de se retrouver en couverture du numéro 95 en cours, ben c'est fini, caramba, tout est à recommencer. Comme ça, juste avant l'été où je pensais dormir sur mes deux oreilles. C'est atroce.

Pas eu le temps de le lire ce nouveau numéro-guillotine de gloire, mais... c'est encore un très joli numéro en tout cas, avec un sujet accrocheur comme pas deux (l'inconvenance).

Pour l'acheter, c'est par ici.

La bonne nouvelle c'est que les numéros sont suivis, ce qui veut dire que les précédents numéros et en particulier le formidable numéro 95 sont toujours disponibles avec la même bonne volonté qu'au premier jour quand on était jeunes.

Quand, même, ça a de la gueule, d'être en couverture de l'avant-dernier numéro de Brèves...

20.06.2011

[DEBAT] Je me suis coupé un doigt en préparant des petits oignons blancs, dois-je écrire un post sur mon blog, ou mieux, sur facebook ?

Le cultivateur m'avait garanti qu'ils étaient « coupés du jour ».
Très fermes, de taille à me tenir dans le poing. Couteau effilé indispensable. J'ai pris un tel couteau. Ai commencé à trancher des fines lamelles. Un oignon. Pas de larmes. Deux oignons, pas de larmes non plus, mais aie ! Annulaire attaqué avec énergie, très proprement, la pulpe du bout du doigt, une entaille large d'un bon demi centimètre. Du sang dans les oignons blancs. Hitchcock en cuisine, que personne ne sorte, j'étais tout seul et n'avait aucune chance de sortir car déjà ma tête tournait ; je saignais abondamment (à l'échelle des oignons en tout cas, car le lapin qui était déjà dans la casserole depuis un moment aurait sans doute trouvé le moyen de nuancer cette constatation dramatique).

Comme je présumais un certain mépris du SAMU et des pompiers pour la cause dudit mien doigt, j'ai su de suite qu'il ne me restait qu'un appel à la compassion blogospherienne* ou facebookienne**, avec une accroche sur twitter pour rabattre des colonnes de lecteurs avides sur la mélodie acide de ma complainte :

oignons blancs, gros couteau, tchak, tchak, tchak, ouille du sang partout, tâché, le lapin pourra pas dire qu'il est la seule victime

Flaubert serait charmé, mais surtout les impressionnistes hurleraient à la véritable résurrection de leur grand art. Centre trente-quatre caractères de pleine efficacité littéraire : notez enfin l'effet de style avec une unique phrase constituée, sur la conclusion de l'affaire rondement menée, avec ce qu'il fallait de goût de scandale pour attirer les moins impétueux.

J'ai longtemps caché au monde les développements de mon quotidien, enseignement de Brassens oblige. Pourtant ils m'arrivent très souvent (je parle de "les développements"). Et désormais il me parait indispensable de les – n'ayons pas peur des mots - promulguer.

Je ne peux plus me priver de l'amitié des cuistots maladroits solidaires du dimanche pour les plus convenus, mais aussi féroces émousseurs de couteaux, collectionneurs de reliques de saints improbables (je suis bien placé pour le savoir), empailleurs de tout doigt, adeptes de cris de douleur stéréophoniques, hurluberlus aux minauderies diversement compassionnelles à mon égard ou inversement prêts à me déverser dessus des tombereaux d'insultes au titre de la vengeance du lapin à la moutarde ; tous les débats sont bons à prendre pour construire une notoriété, alors voici : je prends.

Je précise à ces doux impétrants que à la moutarde n'est pas une race, et que donc il n'y a pas de motif valable à vouloir la préserver plutôt que d'en manger les ressortissants avec des petits oignons frais.

Nous pourrons également débattre longuement de mes chances de me rétablir en bonne forme au sortir de cette blessure à laquelle Homère, même lui, n'avait pas pensé (c'est la chute des classiques que voulez-vous, mais avec le climat, voyez...), de mes envies incompréhensibles d'essayer sur les autres doigts pour le plaisir, de la théorisation de la télépathie guerrière cunico-légumière***, bref, ce coup-ci je veux au moins 3000 commentaires et un doublement des ventes de l'œil ou je me fais moine. Et si je les obtiens pas je dirai que je me suis trompé dans les zéros ou dans les étoiles, c'est la douleur vous comprenez, je vais peut-être y laisser un doigt.

Et... ce n'est pas tout. Je viens de vous parler de l'amitié de nouveaux amis plus ou moins fréquentables dont je suis en quête. Mais il est temps, facebook attitude oblige, de m'enquérir des perspectives ouvertes par un tel billet auprès de mes amis patentés. Car je vous rappelle que facebook permet, gloire à lui, d'être ami pour de vrai avec nos déjà-amis. Et facebook ne manque pas de nous le rappeler à chaque nouveau lien avec une personne. Avant facebook, nos amis n'étaient que de faux-amis, en fin de compte, rien de plus. Des mots, quoi, du vent. Boire une bière avec eux ou manger un lapin à la moutarde avec eux par exemple: un leurre.

Grand moment à venir, je vais pouvoir mesurer l'intensité compassionnelle que mes amis déploient à mon égard par réseau social interposé face à ce qu'il y a tout lieu désormais d'appeler : l'événement. Je pressens que je vais pouvoir faire du tri. Merci l'oignon, merci le couteau, merci le lapin, il n'y a plus de coupable(s) de coupure mais seulement des amis sur un banc d'essai. Ah! Le grand moment!



* Tiens, le dictionnaire automatique de mon logiciel de traitement de texte ne connait pas ce mot, il propose sphinctérienne
** Il connait pas non plus mais ne propose rien de bon
*** Croyez bien que j'ai cherché un adjectif pour se rapportant à l'oignon mais j'ai bien peur de ne pas avoir trouvé de quoi se rapporter à l'oignon adéquat

09.06.2011

Ma nouvelle "Mon beau miroir" est publiée dans le numéro de printemps de la revue en ligne Textimage

revue textimage,publication de nouvelle,mon beau miroirMon beau miroir est le fruit d'une lente émergence. Je l'ai écrite une première fois il y a quatre ou cinq ans après la lecture d'une étude sur Talleyrand. Elle explore le rapport du politique à l'image et aux éléments de discours qui y sont liés. Cette nouvelle est au coeur d'un recueil de textes que je suis en train de terminer.

Textimage est une revue de recherche créée par des gens charmants (merci Aurélie, merci Olivier, merci Pierre-Olivier!!) pour explorer le rapport texte / image, des enluminures à internet; un sacré sujet.

Mon beau miroir est ici publiée sous une forme "diapositives". Il y a une centaine de diapos, aussi je vous conseille un verre de vin en accompagnement (si vous voulez je viens d'ouvrir un très bon Régnié 2007, à boire, et il y a de quoi remplir plusieurs verres encore), ou une infusion de sauge (le bol est à côté de moi, vide par contre), ou un maté (il en reste un fond dans la gourde que j'ai au boulot). Ou quelque chose comme ça.

Bref, cette nouvelle a trouvé sa place dans le cahier d'artistes du numéro de printemps. J'avoue que je ne l'ai pas encore lu, il est tout neuf et je n'ai pas ouvert assez de bouteilles. D'autant que Mbm côtoie des choses plutôt musclées, sans compter - carrément - une nouvelle inédite de Didier Daeninckx (dont il 'faut' lire le dérangeant La mort n'oublie personne).

Pour lire la revue, c'est par là que ça se passe

02.05.2011

Enorme succès de "L'oeil" en librairie au singulier

2006-03-Mauritanie024.JPGD'attachants et adorables libraires ont accueilli en bonne place il y a un p'tit bout de temps quelques exemplaires du merveilleux texte l'oeil (si si, que peut-on dire d'autre sans risquer les larmes...?) dont je suis l'auteur surpris et épanoui.

Attention, l'oeil, c'est quand même un texte virage-et-carrefour, illustré, qui tiendra une place toute particulière dans un recueil de nouvelles que je suis en train de terminer; oui, je vois bien que vos sourcils commencent tout de même à réagir, que vous êtes pris en sandwich entre un sentiment de culpabilité qui refuse de dire son nom et la crainte sournoise de rater le coche de l'amorce d'un mouvement culturel de fond dont vous auriez pourtant pu être aux toutes premières loges, confortables qui plus est. Ne tardez pas, voyez, on paie toujours un jour ses réticences.

Donc, ce billet, juste pour vous dire que la vente de l'oeil chez Coquillettes à Lyon 1er est un franc succès (preuve que la pub, ça marche!) car la pile est magnifiquement intacte, les livres parfaitement superposés sans avoir à déplorer la moindre perte, c'est dire le respect* des lecteurs nombreux et aguerris qui fréquentent le lieu; et je vous informe que ledit ouvrage n'est toujours pas en promo, ce qui montre que je suis sûr du produit comme du bon petit merlot ardéchois que j'ai bu ce soir. Parce que c'est beau les choses éternelles. Non mais.

Les adorables libraires en question pourront d'ailleurs, car ils sont vraiment très gentils, vous passer commande de l'admirable revue Brèves mentionnée en colonne de droite, et ils ne vous en voudront pas de commander 3000 exemplaires du numéro 95 tout fraichement sorti. Parce qu'ils sont comme ça, la littérature, c'est leur passion, du moment que c'est vous qui déchargez le camion.

De plus d'autres excellents libraires (je pense notamment à Ouvrir l'oeil à Lyon 1er et à Passages à Lyon 2ème pour rester lyonnais mais je peux vous certifier qu'il en existe aussi ailleurs) seraient probablement prêts, c'est inoui, avec la même abnégation excitante, à vous livrer le nombre de pallettes que vous leur exigerez chargées de ces mêmes délicieux ouvrages, et tant à venir de moi si Dieu le veut.

Thomas

 

* La dernière fois que j'ai pu observer par moi-même un truc de cette ampleur (tetetetetetete...) c'était lors d'un concert de Radiohead, aux Eurockéennes de MonDieu1997, alors que le clapotis de Creep retombait, que The Bends n'avait pas permis (et pourtant pour moi si) de faire décoller le groupe, quelques mois avant la sortie du monument "OK Computer". Alors justement Tom Yorke devant le parterre de quelques milliers de spectateurs très sages lâcha un très classe: "Thank you for respect". C'est vous dire pour qui je me prends maintenant. Vraiment, c'est important, achetez le bouquin ou je me mets à chanter.

13.04.2011

Ma nouvelle "Les murs ne montaient pas jusqu'au ciel" va être publiée dans le n°95 de Brèves (anthologie permanente de la nouvelle)

revue brèves,nouvelle,auteur,les murs,jusqu'au ciel,prison,écrivains,sens de la culture,perspective de l'art,publication de nouvelleLes murs ne montaient pas jusqu'au ciel se déroule dans la dernière prison du monde, qui n'enferme que des écrivains...

Je suis super heureux de cette publication, Brèves, c'est pas rien !

En plus ça tombe bien, Les murs ne montaient pas jusqu'au ciel est au coeur d'un long travail que je viens de finir, un double recueil thématique de nouvelles qui d'ailleurs n'en fait plus qu'un seul dédoublé, dont je vous parlerai un jour mais d'une manière plus claire...

Le numéro 95 en question paraîtra dans les prochains jours. Brèves est disponible dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre, sur abonnement, ou par correspondance, là.




< BREVES 95 (actualité de la nouvelle) >

Nouvelles inédites de Philippe d’Amato,  Cécile-Marie Hadrien, Pascale Dietrich , Thomas P., Gilles Bertin, Anne Bourrel, Jean Faure,
Dominique Lanni, Jean-Paul Chabrier, Eugène Chavette.
Invité : Jacques Gaïotti

ASSISES : Le mot "assises" qui titre ce volume est au cœur du sujet. Tout dans les intrigues de la nouvelle la tire vers ce qui fonde, vers ce qui – se plaçant a l’extrême de la singularité – est en même temps commun à tous, vers ce qu’il faut bien appeler tout simplement l’essentiel. Emois enfantins, fantasmes adolescents, engrenages dramatiques, quiproquos, dépendance, folie… autant de points de départ, d’appuis, d’enrochements du récit.

Notes critiques, nouveautés, pages magazine.

144 pages - format 12 x 22 - illustré - ISSN 0248 46 25 - ISBN 2916806-16-4

Prix 12 euros

 

21.02.2011

Cabaret poétique #5, quelques photos

Quelques photos du chassé croisé oeil pour oeil avec Samantha Barendson hier.

Merci à Philippe, Josette et Sophie pour les photos. Pour ne pas courrir le risque d'un procès sur les droits d'auteurs, je m'arrête aux photos de Sam et moi ! Un panorama complet à venir, je pense, sur le blog de Frederick Houdaer. Les autres artistes présents étaient: Paola Pigani, Yve Bressande, Stéphanie Lefort, Marie-Ange Sebasti, Serge Rivron

Les photos, là. Et une, là:

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