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06.11.2016

Un oeil en automne V

Sur le fil, cette année encore plus que les précédentes.

Allonger les pas et s'arrêter juste avant celui de l'hiver. Une dernière sieste au soleil. Une fine glace sur le lac distord l'image des herbes encore vivaces, et une cape de givre flambe dans le dos de la montagne.

Ici

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07.11.2015

à l'oeil

Un œil en automne ressurgit. Quelques clignements à quelques jours d'intervalle. Un automne lent, lent, encore vert et pourtant déjà la neige s'éparpille.

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09.10.2014

Un oeil en automne IV

Automne, donc.
Automne de pluie comme ce soir.
Automne de suie comme cette nuit encore débutante.
Il y a quelques jours, le grand virage des feuilles se préparait, pleines de vie, fluides et dorées autour des rudes pentes.
La marche, la marche, la marche, toujours la marche de l’œil. Du nez, aussi. Des oreilles.
Exister sans avoir besoin d'être.

[Album]

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24.09.2013

Ils s'accrochent

Ils s'accrochent, s'écartèlent sans autre dilemme que la couleur dans un exercice orthoptique.

Il semble que...

La force du jour vient à bout de la pierre noire, qui vient à bout du jour en le finissant.

La force de la pierre retient ses bouts de désert du soir, qui dans l'abat-jour ne dit mot consent.

L'écorce amère de la pierre et du jour hésite sur le sens des tiroirs, là où l'on range les chaussettes en coton blanc.

 

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16.10.2012

Un oeil en automne (troisième édition)

Vous allez me dire, troisième oeil en automne, et maigre moisson pour les autres saisons.

Ou mais voilà: l'automne c'est la couleur, la puissance, la profondeur, le parfum; l'automne est gonflé plus que les autres saisons de la juste conscience de... cette idée que l'on a de vivre... avant de disparaitre. A la fois ce réalisme vertigineux, et cette  magie flamboyante. Respirable et inspiré. Nulle part ailleurs aussi perceptible que sur les hauteurs.

Je vivrais bien un long automne. Sur les sommets.

Cette année, ajustement nécessaire, l'automne est un peu frais, claquant et humide. Déjà la lumière blanche presque médicale de novembre, et des petits paquets de nuages compliqués. L'effet miroir du ciel, peut-être.

Mais toujours la rage charnelle et déglinguée du sol.

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09.10.2011

Ce Mont-Blanc qui bouche la vue (Un oeil en automne, bis)

bois mort, montagne, automneAh! Ce Mont-Blanc qui bouche la vue, malpoli seigneur des lieux.

Autour de lui les montagnes se sont drappées de vieilles tapisseries d'Aubusson (je le dis pour l'exemple et pour faire cultivé, mais ça marche aussi avec les autres marques, pardon manufactures), de ce jaune-vert scintillant auquel se réduisent les couleurs passées. Plus loin, plus bas des couleurs de vendanges, d'ambre et de feu. Des ombres plus nombreuses qu'en été insufflent de l'épaisseur à des reliefs vertigineux sous un ciel libre, d'un bleu dense.

Il est quand même classe, ce Mont-Blanc. Mes respects. Un peu malpoli, mais classe. De toute façon d'ici quelques années il sera un peu plus poli et moi aussi. On devrait finir par s'entendre.

 

Bien, voilà donc un deuxième automne de photos sur l'oeil crie, un peu de favoritisme car vous l'observerez, pris que j'étais avec mes histoires de lapins et de décolletés, j'ai raté le printemps, très surfait mal dégrossi d'énergie le printemps; une façon comme une autre d'expliquer ici qu'il va bien falloir sans doute un jour que je m'habitue à la maturité. Ou pas; que je garde le printemps en provision.