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Actualités de l'oeil - Page 3

  • Borborygmes n°22 sur le point de sortir

    Avec dedans plein de nouvelles, dont une de mon oeil (Retour à la maison).

    Et semble t-il une petit séance de dédicace sur le stand de la revue au salon du livre de Paris; précision: ce sera donc le dimanche 24 mars 2013 à 17h (en ce qui me concerne, mais vous pouvez choisir une autre heure !) sur le stand de la revue, avec la Région Ile-de-France si j'ai bien compris)...

    > Sommaire de Borborygmes n°22

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  • Sur le "consensus de la passivité"

    J'ai entendu avec beaucoup de plaisir et d'intérêt l'émission de FRANCE INTER 3D de dimanche 6/1/13, animée par Stéphane Paoli ; et notamment, mon oreille s'est dressée à l'évocation d'un sujet qui me tient à cœur, décrit sous le terme de « consensus de la passivité ». Effectivement, nous vivons une époque étonnante: des scientifiques et des penseurs analysent, dénoncent des faits et des mouvements rampants ; ils font entendre autant qu'il leur est possible leurs risques effrayants. Politologie, psychanalyse, biologie, sociologie, anthropologie, ethnologie... la compréhension « des choses » n'a peut-être jamais été aussi alerte, multiple, extensive; elle n'amène pourtant que de ténus passages à l'acte pour « changer ».

    En tant qu'auteur je me dis : Et la littérature dans tout cela?

    Il semble que chacun des domaines précités « possède » sa littérature spécifique, mais existe t-il une littérature qui pense, exprime, potentialise le passage à l'acte (pas au sens criminel !), en transversalité de cette pensée scientifique accumulée chaque jour?

    Je pense à Edgar Morin, ce grand penseur du décloisonnement (et de la foi en l'humanité... à long terme): je retiens notamment qu'à ses yeux la littérature est cette discipline de la recherche absolue, du cœur aux frontières de l'humain et du non-humain, du décloisonnement. Je me souviens aussi de cette notion lue chez le philosophe Austin, cette notion fantastique et libératrice: quand dire c'est faire (alors que pensée et action sont trop souvent opposés). La question de la littérature dans tout ça n'est pas gratuite.

    Alors, existe t-elle, cette littérature du « passage à l'acte positif »?

    Ce n'est pas si "évident". C'est une littérature de marge quand elle existe, alors que la "littérature de dénonciation" foisonne, et la "littérature de héros" (ceux que tout le monde attend pour agir) demeure également prolifique, sous de nombreuses formes.

    Se peut-il que l'analyse de François Jullien sur la difficulté européenne à penser ce qu'il nomme les transformations silencieuses s'applique également ici ? Le passage à l'acte est bien une « transformation silencieuse » telle qu'il la définit : c'est à dire un mouvement imperceptible à l'œil nu, et qui fait qu'un jour un acte est posé. La pensée européenne aurait selon F. Jullien une propension à penser l'état, la nature, l'acte, mais plus difficilement ce qui peut amener à les modifier d'un jour à l'autre. Ainsi, un jour une révolution se produit, et on sait écrire sur le sujet, indéfiniment. Mais quelles énergies, sentiments et inflexions intérieures, pensées hybridées et récits imbriqués, mènent à une évolution, en réponse à des enjeux?

    Déni de la puissance des récits non pour mouvoir au-delà d'émouvoir?

    Notamment, quelqu'un a t-il décidé quelque part (je ne le crois pas) que le seul champ valable pour le récit sur les thèmes du politique sont ceux que portent les hommes politiques eux-mêmes (ou les héros de roman qui empruntent leur costume) avec l'emploi sous-jacent, largement inavoué, du storytelling?

    Storytelling, le grand mot est posé: il valide de fait la puissance des récits du passage à l'acte ; mais il monopolise les utopies (et les ronge), s'approprie (comme et quand il l'entend) la matière scientifique, et occupe l'espace vide (là où la littérature devrait être combative). Le succès d' Indignez-vous / Engagez-vous pointe à mon sens ce manque: c'est sans doute la justesse, la pertinence et la simplicité du propos qui ont séduit, mais c'est aussi le passé de l'auteur, ce récit en filigrane, qui donne du poids au manifeste. Et après ? Quelle correspondance en littérature ?

    Je crois qu'il manque presque un genre, un centrage littéraire, sur une écriture de l'individu et de son « maintenant », en positif, au-delà des (auto)biographies et des hagiographies. Une littérature qui explore les possibles à partir de l'individu et de ce qu'il peut agir. En tant qu'auteur moi-même, c'est le domaine que je me suis assigné (ce thème du consensus de la passivité était même directement le sujet de ma première nouvelle publiée, conforts ultimes). Je ne dis pas que je n'ai jamais vu de tels développements chez d'autres auteurs (je suis preneur de toute suggestion !) ; mais je l'ai rarement observé avec cette focale manifeste, intentionnelle, assumée, dans le flux des nouveautés littéraires.

    Et j'ai le sentiment que tout cela, ce n'est pas « assez ». Il y a un enjeu médiatique à faire émerger une littérature de l'engagement et de l'acte, une littérature qui non seulement n'oublie pas le mouvement intérieur mais cherche justement à le cerner, avec la cohérence et les moteurs de chaque individu. Cette « littérature qui manque », et je mesure le côté péremptoire d'une telle affirmation qui relève davantage de l'intuition profonde que j'ai cherché à « penser », est à mon sens une des causes premières (ou l'une des causes les plus lourdement aggravantes) de ce « consensus de la passivité » : cette sorte d'acception continue de ce qui se déroule, malgré la puissance (jusqu'à, parfois, l'épuisement) de toutes les analyses.

  • De la dure (mais fort utile) vie des facteurs

    Beaucoup de bonnes nouvelles en ce moment; et j'aurais le plaisir de vous parler ici prochainement de l'excellente revue Borborygmes.

    En espérant que ça continue, car j'ai beaucoup chargé les facteurs ces derniers temps...

    à suivre...

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  • 7 dialogues de l'oeil dans Comme en poésie

    comme en poésie, revue, poésie, marc bonettoLes dialogues de l'œil défilent ici sur ce blog, inconstants et jetés, surgis d'une photo ou d'un tricot de voix confites au conflit larvé. Il y à Marc qui les lit. Il me l'a dit. Et Marc s'occupait ces mois-ci du numéro de novembre de Comme en Poésie, revue fondée par jp Lesieur. Marc a choisi 7 dialogues pour les publier dans la revue. Merci Marc, à la fois de m'avoir fait découvrir cette revue, et de m'y avoir de suite convié.

    Dans ce numéro illustré vous retrouverez de nombreux auteurs, dont 3 sont également présents dans la (petite) anthologie de la (petite) culotte, présentée ici: Patrice Maltaverne, Thomas Vinau, Serge maisonnier, Patrick Frégonara, Thomas Grison, Hélène Dassawray, Pierre Anselmet, Eric Dejaeger, Thomas P., Thierry Roquet, Florence Boutet, Fabrice Marzuolo, Alain Sagault, Alexis Alvarez,
    Christian Chavassieux, Théophile de Giraud, Marléne Tissot, Fernand Chocapic, Stéphane Bernard, Bernard Deglet, Alban Orsini, Cathy Garcia, Guillaume Siaudeau, Olivier Gay, Nelly Dubois, Alain et Nadia Giorgetti, Emmanuel Régniez, Virginie Holaind, Hervé Merlot, Armand le poëte. 

    Pour plus d'informations c'est par là

  • Dans un bateau

    culotte, anthologie, poésieL'allure d'ensemble est plaisante en diable, avec un dos carré collé musculeux que l'on peut parcourir du doigt. Mais pas obligé. On peut préférer la tenue la classe pour une fois. Quoique. On a payé, tout de même.

    Une (petite) anthologie de la (petite) culotte.

    C'est Samantha qui a lancé cette idée d'anthologie marrante et dentelière, et elle a embarqué dans son petit bateau des tas de, non pas d'animaux de petite compagnie, d'auteurs.  

    Anas ALAILI, Samantha BARENDSON, Béatrice BREROT, Yve BRESSANDE, Grégoire DAMON, Bernard DEGLET, Frédérick HOUDAER, Melchior LIBOÀ, Paola PIGANI, Laurent CACHARD, Jean-Marc FLAHAUT, Paul-Armand GETTE, Michaël GLÜCK, Daniel LABEDAN, Nicolas LE BRETON, Armand LE POÊTE, Thomas P., Thierry RENARD, Fabienne SWIATLY, Thomas VINAU et Claude YVROUD. Et quelques illustrateurs, histoire de rendre le mélange plus fertile : Émilie ALENDA, COLOCHO, Paul-Armand GETTE, Melchior LIBOÀ et Guillermo MARTÍ CEBALLOS.

    Merci Samantha pisque donc j'en fais partie, avec 4 textes courts si j'ai bien compté et si je m'en souviens bien.

    Ah, j'allais oublier un point important pourtant inoubliable. Il n'y a pas le mot cœur et le mot âme dans cette anthologie. Samantha en est très fière. Moi j'ai un peu lutté, parce qu'on lutte jamais assez ; c'est usant oui, mais j'ai pas peur de l'usure. J'avais en clair inséré initialement le mot âme, mais pas le mot cœur, seulement âme, le cœur y a du sang ça me fait tomber dans les pommes. Mais au final j'ai lâché sous la pression; mon âme je l'ai gardée pour moi. Et je sais pas quoi en faire, maintenant, là, elle est toute nue posée sur mon bureau, elle fait gloup-gloup-je-veux-une-culotte, et c'est un spectacle, comment dire, un peu usant.

    Pour commander, c'est par là, mais je crois savoir qu'il n'en reste déjà plus beaucoup.

  • Une vague dans le Microbe 74

    Microbe 74.jpgDans Microbe 74, édition de novembre de la jolie revue de poésie format A6 tenue par Eric Dejaeger, il y a des textes de Nicolas Brulebois, Jean-Marc Couvé, Guillaume Decourt, Eric Dejaeger, Jean Klépal, Dr Lichic, Catfish Mc Daris, Louis Mathoux, Jean-Jacques Nuel, Jany Pineau, Thomas P. (avec la vague et le douanier), Walter Rhulmann, Robert Serrano, Guillaume Siaudeau et Laura Vasquez.

    C'est un vrai bouillon de culture, on le dirait à moins.

    Et je suis inquiet car l'enveloppe qui me l'a amené n'était pas pasteurisée et micro-filtrait des ondes bouillonnantes. Je risque gros en parlant de cela; et en gardant l'objet à domicile.

    D'autant que Microbe, revue rigoureusement indépendant, se fait connaître principalement de bouche à bouche, selon un principe somme toute (c'est le nom du joli premier texte de ce numéro, d'ailleurs, somme toute) très viral.

    Et maintenant je me demande: c'est viral ou microbien, Microbe?

    Hein?

    Je voudrais savoir.

    Eu égard aux antibiotiques.

    Plus d'infos par là, chez Eric.

     

     

  • Un microbe, une culotte, que de poésie

    C'est arrivé concomitament vendredi; mes trois publications en attente m'ont été annoncées...  publiées et à recevoir sous très peu.

    Au menu, la vague et le douanier dans la revue belge Microbe, une sélection de dialogues de l'œil dans comme en poésie, et enfin quatre textes courts dans une anthologie initiée par Samantha Barendson sur le thème... de la culotte.

    À suivre, puisque je n'ai encore rien de tout cela dans les mains.

  • Mirettes, vos papiers !

    Que vos mirettes s'esbaudissent, après quelques temps flipperesques voyant la disparition de plusieurs de mes belles billes-lettres de plomb, refondues renvoyées têtuement depuis, quelques fort appréciables réalisations de papier verront prochainement le jour.

    A savoir des histoires de culottes inédites à surgir quelque part dans quelques temps, mais je ne vous en dis pas plus si ce n'est qu'on lavera ce linge sale en communauté.

    Aux alentours de novembre, des dialogues de l'oeil cligneront sur la prochaine édition de la revue Comme en poésie; et par ailleurs, en remerciement inespéré pour mes croisades anti-hygiénistes sans doute, la revue belge Microbe publiera la vague et le douanier.

    Maintenant, pour plus de précisions et de clarté, plus de patience...

  • La vague et le douanier, haiku prolongé-inversé

    la vague et le douanier.JPGLa vague et le douanier est un haiku prolongé-inversé. Ce n'est donc pas un haiku.

    Un haiku est une forme (et plus qu'une forme) de poème d'origine japonaise et dont la lecture doit s'effectuer en un souffle.

    La vague et le douanier, c'est le temps d'une vague, une vague dans le texte et pas dans le souffle du lecteur. Du coup, il y a un peu de stress, car la vague a des choses à dire.

    L'histoire : Une vague arrive sur une côte, anonyme, et y rencontre un douanier. Celui-ci s'oppose à son passage.

    Paru dans la revue Microbe.

  • Une lecture de Lambeaux de Charles Julliet à venir au Bal des Ardents

    Après un joli moment en juillet sous les platanes (était-ce bien des platanes? pas que, je crois) du Parc de la Tête d'Or dans le cadre des Dialogues en Humanité et sur le thème de la résilience, voilà qu'une récidive des équilivristes s'annonce, sous la houlette de Mathilde, pour le 11 octobre à la Librairie du Bal des Ardents (Lyon 1er, métro Hôtel de Ville). C'est à 18h, avec un peu de retard, peut-être, mais pas trop, et pas forcément, ou alors seulement moi.

    Au programme la lecture à 7 ou 8 voix de 2 extraits (un pour chacune des deux parties du roman) de Lambeaux de Charles Julliet, texte autobiographique d'une délicatesse, d'une justesse et d'une économie rares.

     

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