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Actualités de l'oeil - Page 2

  • Cordon sanitaire

    324192561.jpgLa revue Microbe publie ces jours-ci son numéro n°100 (SANG). Un numéro de plus pour cette revue qui tient coûte que coûte à une forme de contagion que les obsédés du sanitaire peuvent forcément prendre en grippe. Je vais me calmer, ça fait déjà beaucoup de jeux de mots.

    Mais un numéro présenté comme l'ultime, et déjà chroniqué en ce sens depuis des mois, où alors je n'ai rien compris. La revue était portée depuis l'origine par Paul Guiot et Éric Dejaeger.. chapeau à eux!

    Bref, va falloir couper le cordon. Et je suis heureux d'avoir un petit poème dans cet ultime numéro, petit poème du coup bien nommé ça sent le boudin.

     

     

  • Dissoudre

    15k éditions existe depuis peu... ces éditions fondées par l'auteur Dany Grard publient des textes courts au format numérique et audio.
     
    Je vous conseille d'aller y faire un tour... il y a notamment ce texte, "la dissolution", qui démarre en pleine période électorale (écho - involontaire je crois ! - à l'actualité, même si on ressent impulsivement tous un grand besoin de dissolution.. bref, la droiture suffirait) pour développer un récit surréaliste et drôle. J'ai choisi de la découvrir en version audio, très réussie.
     
    D'ici quelques mois je rejoindrai l'aventure avec un texte dont je suis justement très impatient d'entendre la version audio... Reste en attendant à corriger les épreuves du format texte!
     

  • C'est l'automne, préparez-vous une passion pour l'hiver

    Moebius couv_146_accueil.png

    Voilà qu'avec la sortie imminente de Passion d'hiver dans les pages du numéro d'octobre (n°146) de l'élégante et inspirée revue québécoise Moebius, je me questionne grandement. Une sympathique soirée est prévue pour le lancement de ce numéro, à laquelle malheureusement je ne pourrai pas me rendre. J'aurais tant aimé : le Québec a cet enthousiasme si précieux pour la littérature. J'en veux pour preuve que Moebius, revue francophone (Québec : six millions d'habitants...), peut s'enorgueillir d'une diffusion du même ordre que la plus importante revue française consacrée à la nouvelle, notre Brèves nationale, qui pourtant ne démérite pas depuis quarante ans. Il se passe là-bas, manifestement, quelque chose qui ne se passe pas ou plus ici, ou plus dans les mêmes proportions. Ce n'est peut-être en même temps qu'une vue de l'esprit car l'édition française, la grande comme la petite, ne se porte pas si mal.

    Passons. Ce n'est pas de cela que je veux disserter ce soir. J'ai été interpellé il y a quelques jours par un spectacle de Nicolas Raccah, les Silencieuses. Nicolas Raccah, comédien, monte des spectacles et se produit où le vent l'invite, généralement à domicile. Une démarche qui mérite d'être citée, imitée même. Je n'ai rien contre les théâtres à vrai dire, mais il y a quelque chose de puissant, particulièrement aujourd'hui, dans cette démarche d'aller chercher les gens chez eux. Depuis près dix ans maintenant Nicolas Raccah se produit ainsi un spectacle, avec son Petit Traité du Plaisir qui met oubli à la mort. Auquel il a donc offert une suite bienvenue, Les Silencieuses. Spectacle drôle, humble et personnel. Sujet : l'absence de voix féminines pour parler du plaisir en littérature, et ce jusqu'à des temps fort contemporains... mais pourquoi donc ?

    Les silencieuses saisit à vif - sans condiments ni épices - l'histoire de la condition féminine. Celle d'une mécanique entraînant impitoyablement ses engrenages dans toutes les couches de la société, celle d'une censure violente, celle d'une auto-censure bien entendu. Celle que l'on peut deviner en feuilletant avec un sourire un peu moins narquois les petits livrets qu'on trouve encore chez les bouquinistes ; les petits manuels de savoir-vivre à destination des jeunes filles. Celle pour être tout à fait clair de la femme qui devait se conformer discrète et soumise, chaste, pour contrer son naturel évidemment libidineux, hystérique... les adjectifs abondent à leur endroit mais ils ne sont que des détours : « diabolique » traduisait parmi tous, dans sa pleine horreur littérale, le juste fond que l'on voyait aux femmes...

    Tout le monde a conscience, je veux le croire à un certain degré, de ce très sombre couloir dont les femmes, essuyant les pires avanies, sortent depuis - à peine - quelques décennies. Une évolution est en route, probablement, mais nous n'en sommes encore à tous points de vue qu'au tout début...

    Je reviens à ma nouvelle, Passion d'hiver. Ce texte raconte une rencontre entre un homme et une femme ; et la femme y tient un rôle diabolique. Gloups... J'ai à vrai dire eu conscience en écrivant ce texte, né d'une inspiration très ponctuelle, à l'écart de mes grands chantiers en cours, de me relier au fond des âges. Il flotte entre ses lignes une ambiance moyenâgeuse indéfinie; en même temps, le récit pourrait tout aussi bien être contemporain. Je n'ai eu à aucun moment le sentiment de reprendre à mon compte l'antienne terrible de la femme comme la marionnette de Satan, la femme comme la perte de l'homme... J'ai pensé écrire une ellipse sur le temps qui passe et les affolements auxquels nous sommes conduits pour tenter de le conjurer tout à fait vainement. J'ai eu le sentiment d'écrire un texte réversible, où ce qui arrive à l'homme aurait pu arriver à la femme et inversement.

    Mais il reste que je n'ai écrit qu'une histoire, et que c'est l'homme qui meurt dans les bras d'une femme dans des conditions surnaturelles et effrayantes. Régurgitation ? Hasard ? Choix inconscient ? Je ne peux le contester : il est parfaitement possible de lire mon histoire dans le creux historique de la domination de l'homme sur la femme, de l'enfermement étiqueté de celle-ci dans les rôles les plus sataniques. J'en frissonne.

    Je maintiens pourtant le sens que j'y ai mis. L'idée d'appeler la revue pour lui demander de retirer mon texte ne m'a pas effleuré. Je sais qu'il en va de la vie des idées comme il en va de l'évolution des espèces. Rien ne se révolutionne d'un coup. Les « motifs », alternativement religieux, scientifiques, romanesques, politiques, se répètent et se reformulent inlassablement. Il est utile pour l'évolution des idées que de nouvelles idées viennent se glisser derrière un motif ancien. Il faut y voir le signe du progrès, neutralisant ou retournant contre ce qui l'habitait la puissance d'un motif millénaire. La corrosion des barreaux des vieilles prisons en passe aussi par là.

  • Douces pensées à mon facteur

    Ces jours-ci, ces semaines-ci, ces mois-ci, je n'ai pas lésiné. Des dizaines de manuscrits sont partis par la poste à dos de facteur. Du lourd et bien pesé. J'ai mis bon poids, vraiment. Ça m'a d'ailleurs coûté le prix d'une séance d'osthéo, ces envois. Juste retour des choses.

    Mon facteur, il sillonne maintenant la France à vélo, les sacoches pleines de mes trois recueils, l'un de nouvelles, l'un de brèves, l'un de poèmes. Sa destination la plus courante demeure Paris, c'est ainsi, mais pas toujours.

    Vous le croiserez sûrement. Demandez-lui de ses nouvelles. Offre-lui un café, un peu d'eau, un sandwich, des massages de dos, la possibilité de prendre une douche. Je voudrais qu'il soit en pleine forme lorsqu'il rencontrera mon éditeur. Et surtout, qu'il lui reste encore un peu de force pour me ramener le contrat.

    Aidez mon facteur!

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  • Passion d'hiver (nouvelle) à paraître dans Moebius

    Un hier, un hiver dur, intemporel. Sur un plateau enneigé, une femme et un homme se croisent.

    Ma nouvelle Passion d'hiver paraîtra en cette fin d'année 2015 dans la revue québecoise Moebius.

    Marrant: j'avais imaginé ce texte à partir d'un lieu savoyard; voici démontrée l'existence d'une internationale montagnarde tout ce qu'il y a de plus naturelle..!

    En même temps, deux poèmes paraîtront dans les revues Poésie Première et 17 secondes.

    plateau enneigé, nouvelle, moebius

  • Printemps, reprise des publications...

    A venir prochainement un texte dans la revue dissonances sur le thème de l'ailleurs, dans le numéro 28 qui sera illustré par Laurent Nicolas; c'est pour fin avril. Le texte s'appelle pile & face, et il a donc réussi là où bien d'autres de mes textes avaient échoués auparavant. J'aurais ainsi "raté" le thème précédent de la revue sur l'orgasme, c'est un monde, mais j'ai donc eu l'ailleurs, et c'est pas mal aussi après tout (à voir: l'orgasme est un ailleurs alors que l'ailleurs n'est pas toujours un orgasme).

    Pile & face est un texte dont l'écriture a été engagée de longue date, même s'il est très court, et il a été repris maintes fois; c'est étonnant comme pour moi les choses sont soient purement spontanées, soit n'aboutissent qu'au fil d'une (très) longue maturation, les modes intermédiaires ne produisant rien de bon...

    Une autre publication à venir dans la revue en ligne ce qui reste en duo avec Dominique Castanet! C'est pour mars. Le texte est basé sur le thème de l'insurrection poétique. Les mots reprennent la main, se mettent à contester leur emploi... un petit projet bien sympa, élaboré dans l'urgence avec Dominique, bref une gestation en tout point opposée à la précédente.

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  • Où est Charlie ?

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  • Simple marcheur

    Je me sens simple marcheur. Simple marcheur qui aura, dans quelques jours, le privilège précieux de poser encore quelques pas entre cols, combes et sommets. De prendre des photos. Je me sens lambda, je me sens papa, je me sens... là.

    Je me sens, pour le coup, français. Cela sonne étrangement. Comme entre un refuge et une zone d'exposition aux éléments, au bord d'un chemin de montagne. Quelque chose d'à la fois choisi et pas choisi, et de confortable malgré tout. Je me réjouis de ces murs qui ont le mérite d'être là, je ne fais pas la fine bouche, j'oublie un peu ce qu'ils cachent parfois de vides et d'ombres. Le refuge est glacial ce soir, il faut s'y tenir chaud, les yeux ouverts. Français, mais en tant qu'habitant humble et ouvert du monde.

    Que les photos de montagne demeurent devant les autres images, que ne se lézardent ni l'envie de vivre ensemble, ni l'aspiration démocratique, ni la compassion, ni la détermination.

    Terribles équilibres des altitudes comme des plaines urbaines.

    Photo: Hervé Gourdel

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  • "ta couleur" dans la revue Verso

    Au milieu de mon abonnement à Verso m'arrive ce numéro 157 (juin 2014) où se nichent 3 de mes poèmes: ta couleur, qui s'accroche, la réponse. Tous trois centrés sur le thème de la mer.

    J'aime le rendu sobre, et en même temps extrêmement soigné de cette revue à chaque numéro extrêmement dense. Réel plaisir que de joindre quelques uns de mes feuillets à ces pages.

    Je pense à cette sympathique soirée il y a quinze jours pour le  lancement de ce numéro 157, où j'ai eu le plaisir de lire un dizaine de textes inédits. Première fois que je m'aventurais en public avec une aussi grande série de textes, avec des retours très amusés. Encore un peu de travail et cet "objet" ira se faire connaître auprès des éditeurs.

    Merci à Alain Wexler pour tout cela!

    Nota: à la page 23 de ce numéro, le premier vers de ma réponse comporte une coquille: à la place de site il faut lire sable. Peu importe, coquille ou grain de sable glissé là par une marée trop forte, il n'y a pas réellement d'intrus!

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  • du chaos et de la bonne digestion des choses

    Demain à 19h je crois, entrée libre, sortie libre aussi, sur Lyon 2è salle Bourgelat,


    la revue Verso organise un petit moment de lecture de textes au débotté pour fêter le lancement du numéro de mai. Quelques poètes au programme et un thomas.

    Après quelques hésitations j'ai réuni un petit ensemble de textes autour "du chaos et de la bonne digestion des choses". 

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