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Actualités de l'oeil - Page 2

  • Simple marcheur

    Je me sens simple marcheur. Simple marcheur qui aura, dans quelques jours, le privilège précieux de poser encore quelques pas entre cols, combes et sommets. De prendre des photos. Je me sens lambda, je me sens papa, je me sens... là.

    Je me sens, pour le coup, français. Cela sonne étrangement. Comme entre un refuge et une zone d'exposition aux éléments, au bord d'un chemin de montagne. Quelque chose d'à la fois choisi et pas choisi, et de confortable malgré tout. Je me réjouis de ces murs qui ont le mérite d'être là, je ne fais pas la fine bouche, j'oublie un peu ce qu'ils cachent parfois de vides et d'ombres. Le refuge est glacial ce soir, il faut s'y tenir chaud, les yeux ouverts. Français, mais en tant qu'habitant humble et ouvert du monde.

    Que les photos de montagne demeurent devant les autres images, que ne se lézardent ni l'envie de vivre ensemble, ni l'aspiration démocratique, ni la compassion, ni la détermination.

    Terribles équilibres des altitudes comme des plaines urbaines.

    Photo: Hervé Gourdel

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  • "ta couleur" dans la revue Verso

    Au milieu de mon abonnement à Verso m'arrive ce numéro 157 (juin 2014) où se nichent 3 de mes poèmes: ta couleur, qui s'accroche, la réponse. Tous trois centrés sur le thème de la mer.

    J'aime le rendu sobre, et en même temps extrêmement soigné de cette revue à chaque numéro extrêmement dense. Réel plaisir que de joindre quelques uns de mes feuillets à ces pages.

    Je pense à cette sympathique soirée il y a quinze jours pour le  lancement de ce numéro 157, où j'ai eu le plaisir de lire un dizaine de textes inédits. Première fois que je m'aventurais en public avec une aussi grande série de textes, avec des retours très amusés. Encore un peu de travail et cet "objet" ira se faire connaître auprès des éditeurs.

    Merci à Alain Wexler pour tout cela!

    Nota: à la page 23 de ce numéro, le premier vers de ma réponse comporte une coquille: à la place de site il faut lire sable. Peu importe, coquille ou grain de sable glissé là par une marée trop forte, il n'y a pas réellement d'intrus!

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  • du chaos et de la bonne digestion des choses

    Demain à 19h je crois, entrée libre, sortie libre aussi, sur Lyon 2è salle Bourgelat,


    la revue Verso organise un petit moment de lecture de textes au débotté pour fêter le lancement du numéro de mai. Quelques poètes au programme et un thomas.

    Après quelques hésitations j'ai réuni un petit ensemble de textes autour "du chaos et de la bonne digestion des choses". 

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  • Braquage silence (nouvelle) dans l'Harfang du printemps (n°44)

    La revue Harfang, chouette nom, publie ces jours-ci braquage silence dans ses pages. Cette nouvelle se joue sur le fil, entre absurdité et normalité, tension et sérénité.Pas encore eu le temps, terrible temps, de lire ce numéro de la revue, mais ça ne saurait (terriblement) tarder. Merci Harfang!

     

    "Sa veste rouge lui descend jusqu’aux genoux, rigide. Quelques centimètres de plus que la moyenne, les yeux au-dessus de la ligne de flottaison de la foule, un peu viking, l’allure lente. Il laisse passer les chiens, les chats, les cadres, les personnes âgées, les pigeons, les boulangères, les plombiers, les amoureux. Le buste altier, les mains déroulées en permanence à distance du corps. Difficile de deviner où il va, où il s’arrêtera. Son regard décidé, sa carrure de bulldozer, et des pas qui s'inclinent devant tout obstacle, paraissent les contourner, infléchis irrémédiablement.

    À la banque. Tout simplement : il va à la banque."

  • Ménard & Ménard (avec un "d")

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    Il y a ce M. Ménard, avec un "d" comme dirait l'autre, qui réécrivait quatre siècles après le Don Quichotte de Cervantès. Sans recopier, mais avec la fidélité des mots, de l'esprit, réinvestis d'un tout autre sens au travers d'une autre époque. Cette nouvelle, étrange et confondante, de Juan Luis Borgès.

    Il y a un autre Ménard, avec un "d" aussi; voilà qui devient plus inquiétant pour M. Dupond. Un Don Quichotte qui cherche à réécrire l'histoire, aussi, à être investi de telle ou telle mission, avec un tout autre sens. Chacun ses moulins, qui trouvent toujours leur eau, hélas.

    Il y a d'autres Don Quichotte, encore, heureusement. On est tous le Don Quichotte de quelqu'un, et le moulin de l'autre. On est tous, en bons personnages de Pirandello, sur le chemin d'une rencontre avec notre auteur, à la croisée des chemins... Ce n'est pas une question de jugement dernier, mais une question de valeurs premières.

    On y croit, à l'humanisme, à l'intelligence, à la recherche de solutions constructives.
    Bé non.
    Bé, si, et... alors, maintenant, comment qu'on fait?

    Heureusement, il parait qu'il y a une histoire de prénom, une histoire avec laquelle cette petite chronique un peu absurde s'écroule. Mais tant qu'à changer l'histoire...

     

  • Voeux Bis

    J'appelais de tout mon cœur dans mon précédent billet une grande vague de contamination ciblée, et bien voilà, gagné: j'aurai un texte dans le prochain Microbe!

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  • Je voeux

    Au premier trimestre 2014, deux publications prévues dans les revues Verso et Harfang ! Ma foi, un bon démarrage...

    Je souhaite à tous les passants, ici, une contamination du meilleur effet!


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  • Noir & Blanc, publiée dans rue Saint Ambroise

    Noir & Blanc est un récit court, inspiré de travaux scientifiques sur la perception visuelle de la vitesse dont j'ai eu connaissance grâce à la formidable émission de Jean Claude Ameisen sur France Inter. La collision avec certains sujets d'actualités a fait le reste: le sport, l'intégration.

    Noir & Blanc a été publiée dans le numéro de Novembre (n°32) de la revue Rue Saint Ambroise. La soirée de lancement a eu lieu le 22 novembre au Motif à Paris (voir photos sur le site de la revue).

  • rond-point

    Après Borborygmes la semaine dernière, voici une nouvelle publication... dans la terrible revue en ligne Coaltar.

    Les deux coaltar201303.jpgpublications valent bien d'être rappelées ensemble, car dans les deux cas d'excellents textes cotoient les miens, hé hé; en outre Coaltar est accessible librement sur internet, juste de quoi attendre l'arrivée par La Poste du numéro 22 de Borborygmes.

    Tout est si bien ainsi.

     

  • Retour à la maison [nouvelle]

    couve_72.jpgRetour à la maison est le nom de la nouvelle publiée dans le numéro 22 de la revue Borborygmes. Un homme rentre chez lui après une journée de travail. Quelques changements dans son univers l'attendent à l'arrivée, d'autant plus perturbants qu'ils prennent place comme si de rien n'était.

    Ce court récit parle des structures, des points de repère, et de notre attachement général à tout cela. Elle est plutôt drôle. Merci à Borborygmes de l'avoir choisie.

    A noter que les numéros de Borborygmes sont normalement suivis, c'est à dire que les anciens numéros sont toujours commandables auprès de la revue, ou bien par le service en ligne Scopalto.

    Voici le début de Retour à la maison.

     

    Bourrasques de vent froid; il traverse le pont, blotti dans son antique manteau, la doublure si élimée que c’est plus l’épaisseur des souvenirs qui lui tient chaud.
    Après le pont il y aura le passage piéton, à une minute l’angle de la pizzéria où il marquera une pause car il adore l’odeur, puis deux minutes et il longera l’église désaffectée Saint-Machin, il oublie toujours son nom; il y jettera un coup d’oeil inquiet, itou trois minutes plus tard devant l’ancienne usine de peinture; ensuite il y aura la maison aux chiens qui lui aboient toujours dessus, il leur tire la langue systématiquement. Si un jour la barrière lâche ils vont se précipiter et par vengeance longuement ruminée le déchiqueter en autant de lambeaux que de jours passés. Il frissonne.