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07.01.2015

Où est Charlie ?

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18.12.2014

Moi, je garde la tête, parce qu'elle est trop belle [Dialogue de l'oeil n°98]

- Moi, je garde la tête, parce qu'elle est trop belle...
Dieu sait pourquoi, quand tu déboites la tête d'une fausse Barbie, ça fait pas le bruit de bouchon d'une terrifiante piquette mais celui d'un bon Bordeaux.
- Tiens, je te donne ça, et tu le gardes, hein...
- Oh, ça, pour sûr, oui, je vais le garder.
Non, il ne s'agit pas d'un poulet mi-rôti avec un phallus au bout. Ou alors cela donne une indication stupéfiante sur le processus de fabrication d'une fausse Barbie.

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30.11.2014

La route [Dialogue de l'oeil n°97]

- Je me disais: je vais construire un bout de route dans un coin perdu, qui commence et qui finit nulle part.
- Et il ne restera plus qu'à parachuter une autostoppeuse. Pour bien faire.

route, montagne, automne

26.10.2014

On ne sait plus [Dialogue de l'oeil n°96]

- On ne sait plus où marcher.
- On ne sait plus où voler.
- On ne sait plus où jouer aux boules, où bronzer.
- On ne sait plus où rêver.
- On n'est plus si sûrs que l'horizon soit horizontal.
- On ne sait plus où l'on pourrait savoir.

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09.10.2014

Un oeil en automne IV

Automne, donc.
Automne de pluie comme ce soir.
Automne de suie comme cette nuit encore débutante.
Il y a quelques jours, le grand virage des feuilles se préparait, pleines de vie, fluides et dorées autour des rudes pentes.
La marche, la marche, la marche, toujours la marche de l’œil. Du nez, aussi. Des oreilles.
Exister sans avoir besoin d'être.

[Album]

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24.09.2014

Simple marcheur

Je me sens simple marcheur. Simple marcheur qui aura, dans quelques jours, le privilège précieux de poser encore quelques pas entre cols, combes et sommets. De prendre des photos. Je me sens lambda, je me sens papa, je me sens... là.

Je me sens, pour le coup, français. Cela sonne étrangement. Comme entre un refuge et une zone d'exposition aux éléments, au bord d'un chemin de montagne. Quelque chose d'à la fois choisi et pas choisi, et de confortable malgré tout. Je me réjouis de ces murs qui ont le mérite d'être là, je ne fais pas la fine bouche, j'oublie un peu ce qu'ils cachent parfois de vides et d'ombres. Le refuge est glacial ce soir, il faut s'y tenir chaud, les yeux ouverts. Français, mais en tant qu'habitant humble et ouvert du monde.

Que les photos de montagne demeurent devant les autres images, que ne se lézardent ni l'envie de vivre ensemble, ni l'aspiration démocratique, ni la compassion, ni la détermination.

Terribles équilibres des altitudes comme des plaines urbaines.

Photo: Hervé Gourdel

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