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Passent les aiguilles et deux trois coups de ciseaux.
- Merci pour le moment. - De rien, vraiment... - D'habitude j'ai une phobie envers les bons moments, mais là, rien. - C'était pas un bon moment? - Je vais penser à cette question. Et l'écriture a toujours été ma façon de penser. - Ah? Et pour les lecteurs? Enfin, s'il y a des lecteurs?
- Apparemment, à ce que j'entends dans la cour d'immeuble, y'a comme un truc qui se passe... - Un truc qui se passe, tu veux dire, une révolution, l'amitié des peuples, la fin des abeilles, la pollinisation des poubelles, les feux rouges au vert, l'orgasme saccadé des voitures embouchonnées dans la rue adjacente..? - Non, non, calme toi... je crois qu'il y a juste une équipe qui gagne, là, en ce moment... - Une équipe qui gagne? Il va bientôt falloir en changer, alors? - Calme-toi, calme-toi, ça va passer, hein...
Au milieu de mon abonnement à Verso m'arrive ce numéro 157 (juin 2014) où se nichent 3 de mes poèmes: ta couleur, qui s'accroche, la réponse. Tous trois centrés sur le thème de la mer.
J'aime le rendu sobre, et en même temps extrêmement soigné de cette revue à chaque numéro extrêmement dense. Réel plaisir que de joindre quelques uns de mes feuillets à ces pages.
Je pense à cette sympathique soirée il y a quinze jours pour le lancement de ce numéro 157, où j'ai eu le plaisir de lire un dizaine de textes inédits. Première fois que je m'aventurais en public avec une aussi grande série de textes, avec des retours très amusés. Encore un peu de travail et cet "objet" ira se faire connaître auprès des éditeurs.
Merci à Alain Wexler pour tout cela!
Nota: à la page 23 de ce numéro, le premier vers de ma réponse comporte une coquille: à la place de site il faut lire sable. Peu importe, coquille ou grain de sable glissé là par une marée trop forte, il n'y a pas réellement d'intrus!
- Si tu étais là, je te dirais que je voudrais te voir. - A quoi bon, si tu me vois déjà? - A quoi bon, comme maintenant, ne rien se dire tout en ne se voyant pas?