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16.05.2014

L'attente [Dialogues de l'oeil n°85]

- Monsieur, que faîtes-vous là?
- J'attends le bus.
- Depuis longtemps?
- Depuis que je me sens bien de le faire.
- Mais j'ai pourtant vu plusieurs bus passer...
- Et je reste. Aucun bus ne m'a garanti une situation de confort équivalente...
- Vous n'attendez pas le bus, alors?
- C'est une façon de voir. A vrai dire, non, c'est l'arrêt qui attend qu'il s'arrête; mais moi, je continue: je m'arrête-là.
- Un jour ils vont finir par ne plus s'arrêter... réfléchissez...
- C'est tout réfléchi. Ce sera la preuve que je suis intouchable.

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15.05.2014

du chaos et de la bonne digestion des choses

Demain à 19h je crois, entrée libre, sortie libre aussi, sur Lyon 2è salle Bourgelat,


la revue Verso organise un petit moment de lecture de textes au débotté pour fêter le lancement du numéro de mai. Quelques poètes au programme et un thomas.

Après quelques hésitations j'ai réuni un petit ensemble de textes autour "du chaos et de la bonne digestion des choses". 

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04.05.2014

La place [Dialogue de l'oeil n°84]

 

- Il parait qu'il y a plus de clopes de ciel bleu...
- Tu déconnes? Tu dis ça pour prendre ma place dans la queue?
- Non, j'te jure, plus que des ciel de pluie...
- Vraiment une arnaque, celles-là...
- Oui, il faut des ciel d'orage pour les allumer...

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13.04.2014

Deux anges en interférence [Dialogue de l'oeil n°83]

- ?
- .
- !!
- ?
-  !
- .

 

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08.04.2014

Braquage silence (nouvelle) dans l'Harfang du printemps (n°44)

La revue Harfang, chouette nom, publie ces jours-ci braquage silence dans ses pages. Cette nouvelle se joue sur le fil, entre absurdité et normalité, tension et sérénité.Pas encore eu le temps, terrible temps, de lire ce numéro de la revue, mais ça ne saurait (terriblement) tarder. Merci Harfang!

 

"Sa veste rouge lui descend jusqu’aux genoux, rigide. Quelques centimètres de plus que la moyenne, les yeux au-dessus de la ligne de flottaison de la foule, un peu viking, l’allure lente. Il laisse passer les chiens, les chats, les cadres, les personnes âgées, les pigeons, les boulangères, les plombiers, les amoureux. Le buste altier, les mains déroulées en permanence à distance du corps. Difficile de deviner où il va, où il s’arrêtera. Son regard décidé, sa carrure de bulldozer, et des pas qui s'inclinent devant tout obstacle, paraissent les contourner, infléchis irrémédiablement.

À la banque. Tout simplement : il va à la banque."

31.03.2014

Ménard & Ménard (avec un "d")

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Il y a ce M. Ménard, avec un "d" comme dirait l'autre, qui réécrivait quatre siècles après le Don Quichotte de Cervantès. Sans recopier, mais avec la fidélité des mots, de l'esprit, réinvestis d'un tout autre sens au travers d'une autre époque. Cette nouvelle, étrange et confondante, de Juan Luis Borgès.

Il y a un autre Ménard, avec un "d" aussi; voilà qui devient plus inquiétant pour M. Dupond. Un Don Quichotte qui cherche à réécrire l'histoire, aussi, à être investi de telle ou telle mission, avec un tout autre sens. Chacun ses moulins, qui trouvent toujours leur eau, hélas.

Il y a d'autres Don Quichotte, encore, heureusement. On est tous le Don Quichotte de quelqu'un, et le moulin de l'autre. On est tous, en bons personnages de Pirandello, sur le chemin d'une rencontre avec notre auteur, à la croisée des chemins... Ce n'est pas une question de jugement dernier, mais une question de valeurs premières.

On y croit, à l'humanisme, à l'intelligence, à la recherche de solutions constructives.
Bé non.
Bé, si, et... alors, maintenant, comment qu'on fait?

Heureusement, il parait qu'il y a une histoire de prénom, une histoire avec laquelle cette petite chronique un peu absurde s'écroule. Mais tant qu'à changer l'histoire...