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31.01.2011

Le jus [Dialogue de l'oeil n°15]

prise électrique, attention- T'as pris le jus?
- Non... j'ai touché que l'ombre.
- Et c'est moins dangereux, le jus d'ombre?
- Oui. On voit pas qu'on se fait mal. Puis on voit pas qu'on souffre.
- Et quand l'ombre disparaît?
- On se met dans le noir et on oublie très fort.

04.01.2011

Quelle phrase bizarre [Dialogues de l'oeil n°14]

Je l'ai vue. Deux fois. Elle chantait. Elle n'arrêtait jamais. Son sourire était large, et d'une finesse troublante, persistante. Les pommettes bien sur Terre, taquines.

lhasa.jpgUn monde à elle, une chaire de poule sur le globe, de joie. Gracieuse, emportée par les notes et campée, campée si ferme; Entre deux chansons, délassée et timide, disponible et radieuse.

Il ne faut pas idéaliser les artistes; ils ne sont que rarement à la hauteur de leur oeuvre, il me semble. Exception pour Lhasa. Idéalisation, même. Quel problème? Elle a toujours été à la hauteur du miracle. On a le droit d'être amoureux d'un miracle s'il nous demande pas de croire aux catastrophes, après tout, non ?

Souvent quand je pense à elle, j'ai des larmes affleurantes. Sans etre vraiment triste pour autant. Un peu le meme effet que Gary, coté littérature, pour moi. Comme une réverberation profonde, juste-là où un jour, peut-être, j'arriverais à vivre en moi-même.

Quelle phrase bizarre.

Pour le clin d'oeil, quelques mots de Lhasa sur l'écriture des chansons:

Ecrire une chanson c’est comme retrouver une trame, un fil magique qu’on suit, et ce sont ces univers visuels qui me guident. Quand je commence à perdre le fil, à devenir trop intellectuelle, je dois revenir à l’image de départ, lui faire confiance.

Voilà donc à nouveau un dialogue de l'oeil qui n'est pas vraiment un dialogue, façon de me dire que... j'aurais aimé dialoguer avec Lhasa.


Rions encore (avec Arthur H) qui est une chanson absolument joyeuse

Mais aussi cette sublime reprise de la chanteuse libanaise Fairuz sur la base d'un texte de K. Gibran (après une courte interview)