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09.12.2012

7 dialogues de l'oeil dans Comme en poésie

comme en poésie, revue, poésie, marc bonettoLes dialogues de l'œil défilent ici sur ce blog, inconstants et jetés, surgis d'une photo ou d'un tricot de voix confites au conflit larvé. Il y à Marc qui les lit. Il me l'a dit. Et Marc s'occupait ces mois-ci du numéro de novembre de Comme en Poésie, revue fondée par jp Lesieur. Marc a choisi 7 dialogues pour les publier dans la revue. Merci Marc, à la fois de m'avoir fait découvrir cette revue, et de m'y avoir de suite convié.

Dans ce numéro illustré vous retrouverez de nombreux auteurs, dont 3 sont également présents dans la (petite) anthologie de la (petite) culotte, présentée ici: Patrice Maltaverne, Thomas Vinau, Serge maisonnier, Patrick Frégonara, Thomas Grison, Hélène Dassawray, Pierre Anselmet, Eric Dejaeger, Thomas P., Thierry Roquet, Florence Boutet, Fabrice Marzuolo, Alain Sagault, Alexis Alvarez,
Christian Chavassieux, Théophile de Giraud, Marléne Tissot, Fernand Chocapic, Stéphane Bernard, Bernard Deglet, Alban Orsini, Cathy Garcia, Guillaume Siaudeau, Olivier Gay, Nelly Dubois, Alain et Nadia Giorgetti, Emmanuel Régniez, Virginie Holaind, Hervé Merlot, Armand le poëte. 

Pour plus d'informations c'est par là

Dans un bateau

culotte, anthologie, poésieL'allure d'ensemble est plaisante en diable, avec un dos carré collé musculeux que l'on peut parcourir du doigt. Mais pas obligé. On peut préférer la tenue la classe pour une fois. Quoique. On a payé, tout de même.

Une (petite) anthologie de la (petite) culotte.

C'est Samantha qui a lancé cette idée d'anthologie marrante et dentelière, et elle a embarqué dans son petit bateau des tas de, non pas d'animaux de petite compagnie, d'auteurs.  

Anas ALAILI, Samantha BARENDSON, Béatrice BREROT, Yve BRESSANDE, Grégoire DAMON, Bernard DEGLET, Frédérick HOUDAER, Melchior LIBOÀ, Paola PIGANI, Laurent CACHARD, Jean-Marc FLAHAUT, Paul-Armand GETTE, Michaël GLÜCK, Daniel LABEDAN, Nicolas LE BRETON, Armand LE POÊTE, Thomas P., Thierry RENARD, Fabienne SWIATLY, Thomas VINAU et Claude YVROUD. Et quelques illustrateurs, histoire de rendre le mélange plus fertile : Émilie ALENDA, COLOCHO, Paul-Armand GETTE, Melchior LIBOÀ et Guillermo MARTÍ CEBALLOS.

Merci Samantha pisque donc j'en fais partie, avec 4 textes courts si j'ai bien compté et si je m'en souviens bien.

Ah, j'allais oublier un point important pourtant inoubliable. Il n'y a pas le mot cœur et le mot âme dans cette anthologie. Samantha en est très fière. Moi j'ai un peu lutté, parce qu'on lutte jamais assez ; c'est usant oui, mais j'ai pas peur de l'usure. J'avais en clair inséré initialement le mot âme, mais pas le mot cœur, seulement âme, le cœur y a du sang ça me fait tomber dans les pommes. Mais au final j'ai lâché sous la pression; mon âme je l'ai gardée pour moi. Et je sais pas quoi en faire, maintenant, là, elle est toute nue posée sur mon bureau, elle fait gloup-gloup-je-veux-une-culotte, et c'est un spectacle, comment dire, un peu usant.

Pour commander, c'est par là, mais je crois savoir qu'il n'en reste déjà plus beaucoup.

27.09.2012

La vague et le douanier, haiku prolongé-inversé

la vague et le douanier.JPGLa vague et le douanier est un haiku prolongé-inversé. Ce n'est donc pas un haiku.

Un haiku est une forme (et plus qu'une forme) de poème d'origine japonaise et dont la lecture doit s'effectuer en un souffle.

La vague et le douanier, c'est le temps d'une vague, une vague dans le texte et pas dans le souffle du lecteur. Du coup, il y a un peu de stress, car la vague a des choses à dire.

L'histoire : Une vague arrive sur une côte, anonyme, et y rencontre un douanier. Celui-ci s'oppose à son passage.

Paru dans la revue Microbe.

09.06.2011

Mon beau miroir [NOUVELLE, EXTRAIT]

Un homme politique, au réveil. Son lever, sa mise en condition pour la journée à venir, l'amorce de ses choix, l'écho de ses tracas éternels.

Cette nouvelle est publiée en accès libre dans le cahier d'artistes du n°4 de la revue Textimage, sur le thème de l'image dans le récit, aux côtés d'une nouvelle inédite de Didier Daeninckx !

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[Extrait, le début]

Six heures. Le réveil claironne une Traviata parfaite.

À l'instant du réveil il ressemble à tous les hommes. Sauf qu'il a une méthode. Il focalise son esprit sur quelque chose ; et il la dépouille, intellectuellement, jusqu’à l’os ; il en bouffe la chair, la moelle, les nerfs... Frénétiquement. Comme... un sacrifice.

Tout y passe : le Premier ministre, les projets de réforme, les repas au restaurant, les serveurs, mai 68, la crise, n'importe laquelle. Ajuster le prisme de l’esprit.

Choix du jour : les rois fainéants. Pourquoi pas ? Choix curieux, risque d'anesthésie pour la journée. Il essaye de se mettre dans leur peau mais... Dieu que c'est difficile ! Il est élu de la République, regorge d'une énergie presque surhumaine, toujours aux avant-postes, aux commandes, aux micros, aux enterrements, aux raouts, aux dîners mondains, aux interviews, aux fronts de l’époque… non... à côté de leur peau molle et adipeuse, pleine de veines vertes, sale... quelle idée grotesque! Il insiste cependant ; glisse ses pieds sous la couette, baille, détend ses membres, tâte le moelleux du matelas comme un petit chat de mémère, cligne d’un œil, guette la teinte de lumière qui traverse les rideaux de velours…

 

13.04.2011

Les murs ne montaient pas jusqu'au ciel [NOUVELLE, EXTRAIT]

les murs,jusqu'au ciel,prison,écrivains,sens de la culture,perspective de l'art,revue brèves,publication de nouvelleLes murs ne montaient pas jusqu'au ciel se déroule dans une étrange prison. Dernière prison du monde, qui ne détient plus que des écrivains...

Cette nouvelle est publiée dans la revue Brèves, Anthologie permanente de la nouvelle, n°95 d'avril 2011. Plus d'infos, là !


[Extrait, le début]

Il y a là des hommes libres. Des murs prodigieusement hauts. Ils ne touchent pas le ciel, de peur de prêter à rêver.

Salle unique, bâtiment des douches excepté. La luminosité est parfaite ; le jour des oscillations colorées pour faciliter le travail, la nuit une pénombre bleue pour le repos et les rêves.

Au sol trois cents cellules carrées égales, ouvertes, avec juste un bureau étroit et un lit, regroupées par îlots de quatre.

Des livres escaladent les murs. Rayonnages pleins. Leurs tranches multicolores et bavardes s’ajointent parfaitement, comme des briques, vers le plafond absent.

Trois cents détenus vivent là, jours et nuits. Avec la gravité qui sied à leur condition d’intellectuels ; les derniers du monde.

Ils sont libres et ne peuvent rien reprocher au régime : aucun sujet artistique ne survit à l’extérieur, tout est là, sous leurs yeux.

13.10.2010

L'oeil, récit-conte

avatar oeil.jpgL'irruption d'un œil dans une vie. L'œil, c'est une question de regard; il se pose sur toi, tu ne le comprends pas et pourtant il t'émerveille. Puis il s'en va, car tout prend fin, parait-il...

L'œil est un texte court, que j'ai écrit au bord d'un lac, en Savoie, au mois de juillet. Il est à la croisée de beaucoup de chemins, en est une synthèse sensible, émotionnelle, elliptique... poétique. Mince, c'est que j'en dit, des mots, à tourner autour du pot...

L'œil a été lu publiquement l'an dernier sur scène avec mon amie Samantha Barendson. Il figure désormais en bonne place d'un recueil en route vers les éditeurs...